Comme vous avez dû le lire dans les précédents articles, j’envisageais de m’inscrire pour l’année scolaire 2024/2026 à l’origine. Certaines choses ont fait reculer d’une année cette inscription. C’est pour en parler plus en détail que j’ai prévu un article spécifique. Je vais également expliquer ici pourquoi j’ai choisi précisément cette école et vous mettre, pour les plus curieux, ma lettre de motivation d’entrée que je leur ai envoyée au moment de l’inscription.
Une école qui m’attire vraiment.
En faisant mes recherches, j’ai trouvé les cinq écoles qui font partie de la Fédération Française des Écoles d’Herboristerie. J’ai pris leurs documentations et établis un tableur excel pour les comparer. Je dois dire que, pour certaines, les informations étaient un peu floues pour établir une bonne comparaison. En dehors des données sur les cours fournis qui sont identiques, car elles suivent la Fédération, certaines offrent des bonus intéressants selon les individus.
Le plus important, c’est de suivre son instinct et ses propres choix. Ce qui m’a fait pencher en faveur de cette école-ci, c’est leur précision dans la documentation. Ils mettent en avant le déroulement des cours, les professeurs et, surtout, leur souhait de transmettre correctement le savoir herboriste. Ce dernier point est également celui des autres écoles, évidemment. Je me suis sentie en équilibre avec leur façon de présenter le cursus et la façon dont ils parlent de l’herboristerie.
Le fait qu’elle se trouve en Bretagne a aussi eu un petit plus. Cette région est celle où j’ai choisi de déménager. Les regroupements qu’elle met en place seront donc assez proches pour m’éviter des frais d’hébergement (certaines fournissent le logement, mais le trajet reste une dépense). D’ailleurs, il me semble que cette école propose plus de regroupements que les autres, ce qui est très intéressant de mon point de vue. Oh, bien sûr, certaines proposent aussi des cours en présentiel, mais cela n’est pas compatible avec ma région de vie choisie. Je ne compte pas mettre en pause pour le temps de formation mon besoin de vivre bien dans un endroit que j’ai choisi.
Je tiens à préciser que depuis l’année dernière, il y a eu beaucoup de changements sur les propositions dans les formations (visioconférences…). Cela pourrait vous sembler plus intéressant de sélectionner une autre école que celle dont je vous parle, n’hésitez pas à aller voir ce qu’elles proposent. Je peux vous le dire, maintenant que j’ai démarré la formation, je ne regrette absolument pas mon choix.
Première inscription retardée.
Lorsque mon choix a été fait, je ne me suis pas jetée tout de suite sur l’inscription. Il fallait fournir un acompte que je n’avais pas encore totalement. J’ai donc continué à travailler au collège jusqu’à la fin de l’année scolaire tout en mettant de côté au maximum pour l’école et le déménagement à venir.
Pendant ma recherche de logement de mai à juillet, je remplissais un tableur qui comptabilisait les frais à venir. Je prenais en compte les kilomètres maximum avec le camion pour l’essence, le prix de la location des camions selon les m3 et les magasins de location, le prix de clôture et d’ouverture des abonnements et les loyers possibles des logements auxquels j’envoyais des mails de candidature. Autant vous dire, si vous n’avez pas encore connu les déménagements, ce sont des frais considérables.
J’envoyais au moins trois à six candidatures de visite par jour. Beaucoup ne me répondaient pas, d’autres rejetaient un dossier aussi « fragile » (pas de contrat de travail). Ma colocataire actuelle faisait, de son côté (Montpellier), ses propres recherches et envois de candidatures aussi. Comme on le dit, la Bretagne est une région vraiment difficile pour trouver un logement. Entre les locations parfois à des prix énormes pour le peu de m², les locations en pleine campagne sans services utiles dans le village autour, les propriétaires qui nous snobent et ceux qui enlèvent leurs annonces sans répondre… Il fallait beaucoup de mental pour continuer et garder la foi.
Je n’avais donc pas mentalement de quoi laisser une place à la gestion de l’inscription. Je l’ai repoussée à plus tard, privilégiant mon futur départ, même si je n’avais pas encore de logement. Je faisais mes cartons quand je n’étais pas au travail et je continuais les recherches inlassablement. J’ai pris en main le départ de ma colocataire en louant le camion pour aller la chercher le lendemain même du dernier jour de travail. J’ai fait l’aller-retour dans la même journée. Partie à 10h le vendredi matin pour arriver à la maison à 6h le samedi. Tout s’est bien déroulé sur le trajet. Je vous rassure, je me serais arrêté dormir si je m’étais sentie épuisée.
Les deux semaines suivantes, nous avons poursuivi les envois de messages pour les locations. Je continuais de dire que notre maison nous attendait, et j’avais raison. J’ai tenté le coup en contactant une location mise en ligne en mai que je n’ai jamais osé contacter avant et la propriétaire nous a tout de suite acceptées. La visite programmée, avec une autre (que nous n’avons finalement pas faite, car on a signé le bail tout de suite), j’ai enfin décidé d’envoyer les documents pour m’inscrire. Je me doutais bien qu’en juillet, ce soit sans doute un peu trop tard, mais j’ai tenté le coup.
Comme je m’en doutais, j’ai été mise sur liste d’attente et je n’ai pas eu de place pour cette année scolaire. Je ne me suis pas sentie déçue. Avec tout ce que j’avais encore à penser, cela m’arrangeait un peu de ne pas avoir à enchaîner sur les cours tout de suite. En arrivant ici, j’ai également profité de cette année pour me nettoyer de toutes les mauvaises habitudes, pensées et blocages que j’avais accumulés auparavant.
Une nouvelle inscription paisible.
En octobre 2024, j’ai reçu le mail m’informant de l’ouverture des nouvelles inscriptions pour la formation 2025/2027. Je ne pouvais pas tout de suite remplir le dossier, le déménagement m’ayant engagé beaucoup de frais. J’avais un peu peur de ne pas pouvoir encore y prétendre. Comme si l’univers m’avait encouragé, j’ai appris ce mois-là que je toucherais quelques aides supplémentaires au peu de chômage auquel j’avais le droit. J’ai eu aussi un petit coup de pouce de maman. Ces événements m’ont encouragé plus que de raison, que ce soit pour m’inscrire, ou pour me mettre dans l’écriture de mon roman.
Je me suis donc inscrite et j’ai signé tous les documents, envoyant l’acompte sans tarder. Une sacrée petite somme, mais je suis fière d’avoir pu mettre un peu de ma poche dans ma formation. Je remercie encore maman aujourd’hui qui finance le reste, car l’année m’a considérablement ponctionné tout ce que j’avais de côté. Avec un peu de chance, si mes futurs entretiens à venir se passent bien, je pourrai sans doute reprendre le financement moi-même l’année prochaine. Je sais qu’elle m’encourage et me soutiendra si j’en ai besoin, c’est le plus important pour ma paix mentale à ce sujet.
Les papiers sont signés et j’ai ma place pour la formation. C’est une réelle libération pour moi de savoir que j’ai ce projet pour deux ans. Je compte m’y impliquer totalement et apprécier cette formation autant que possible. C’est également pour cela que je m’engage à tenir ce journal afin de partager cette magnifique aventure avec vous.
Dans le prochain article, je vous raconterais le déroulement du week-end de rentrée. À très vite !
Je me nomme Fanny BURON, j’ai 34 ans et je suis une auto entrepreneuse depuis peu en tant que Coach en Développement personnel. J’ai passé le Baccalauréat Sciences médico-Sociales en 2008 (aujourd’hui ST2S) puis le CAP petite enfance par correspondance en 2011. J’ai depuis toujours suivi un cursus qui est en lien avec la santé et le bien-être.
J’ai une très longue expérience professionnelle de plus de dix ans dans l’éducation populaire dans l’encadrement des jeunes en périscolaire, centre de loisirs, séjours vacances, classes de découvertes, et même en surveillante de collège.
Je suis écrivaine pas encore publiée, passionnée par la nature, la culture celtique et le bien-être physique ou spirituel.
Si je postule aujourd’hui pour cette formation longue d’herboriste/herbaliste, c’est parce qu’elle est tout simplement la voie qui m’attend.
Un peu comme une habitude à laquelle on ne fait pas attention tant que personne ne la pointe du doigt, il m’a fallu un événement spécial pour découvrir cet appel de passion sous-jacente, et par-delà, l’envie d’aller plus loin. Je suis actuellement dans une période de transition, le métier de Coach me plaît, pourtant, je ne ressens pas ce sentiment d’être complète, totalement sur ma voie. Je sais que je peux faire quelque chose sans parvenir à mettre le doigt dessus. Ce n’est pas autour de l’écriture, car je retrouve déjà le plaisir d’accorder du temps à ce domaine.
J’ai eu beau chercher, revenir à mes idées d’il y a quelques années sur les options de reprise d’études en fac, rien ne me convient vraiment. Reprendre une licence ne me correspond pas. Je n’aurais pas accès aux bourses et l’enseignement trop vaste et varié par rapport au domaine visé ne me permettra pas l’impression de me sentir enfin sur une voie directe et claire.
Je sais qu’il y a un métier, des compétences qui me correspondent et qui vibrent avec mes valeurs en plus du Coaching et de mon expérience auprès des jeunes.
Après plusieurs mois de réflexions, je touche enfin au but : il me faut un métier en lien avec la nature et plus particulièrement en rapport avec l’Homme et ce qu’Elle peut nous apporter.
Ma bibliothèque personnelle comporte déjà plusieurs livres qui traitent du sujet et je ne me suis jamais donné le temps de les consulter vraiment pour m’en servir au quotidien. Je sais que certaines utilisations peuvent donner un résultat totalement contraire à ce que l’on souhaite si un seul détail est mal exécuté. Je me suis toujours dis, et remis à plus tard, que je suivrais des petites formations pour m’y préparer correctement et ainsi acquérir les compétences nécessaires.
À présent, ce temps est venu. J’ai les moyens de le faire, autant en termes de finance, de temps que de mental. Je souhaite vraiment devenir Herbaliste et quoi de mieux pour cela qu’une véritable formation longue, certifiante, (à défaut d’être reconnue pour le moment et donc diplômante), et qui contient les enseignements nécessaires pour légitimement prétendre à ce rôle ?
J’ai choisi en toute conscience cette école, car elle me semble être la plus qualifiée pour que j’y trouve les savoir-être, savoir-faire et savoir utile à ce futur rôle qui m’attend. Le cursus décrit dans les pages de présentation est complet, bien organisé et me donne envie d’y être déjà pour me lancer dans ces leçons.
Je sais quelles sont les limites au rôle d’herbaliste vis-à-vis de celui « d’herboriste » qui ne peut s’appliquer qu’avec un cursus en pharmacie/médecine/… Je ne m’attends pas a avoir un avenir facile, croyez moi, mon passé ne l’a pas été non plus.
Je suis déterminée et motivée, je sais que c’est quelque chose qui me ressemble et qui me permettra de vraiment, enfin, me sentir complète dans mes compétences, mes choix futurs et ma vie à venir.
Une fois certifiée, je pourrais utiliser toutes les connaissances pour animer des groupes de découverte nature avec des jeunes, conseiller des clients en fonction de leur besoin et selon les normes en vigueur sans contrevenir aux avis médicaux, pour mes propres plantations, cueillettes et préparations personnelles…
La véritable bénédiction dans l’avenir, c’est qu’il a le temps de se préparer et d’ici la fin des deux ans, je pourrais avoir une idée plus précise de ce que je ferais avec ce que j’ai appris auprès de votre école.
J’espère de tout cœur pouvoir être acceptée dans cette formation et vous remercie de votre attention. Je vous souhaite une agréable journée.
Fanny BURON Le 05/11/2024

Merci à vous de décrire les doutes et le cheminement qu’il a fallu pour trouver la bonne voie. Une lettre de motivation qui donne envie de vous prendre en formation tout de suite. J’attend la suite avec impatience et j’espère que vous réussirez pleinement dans ce que vous avez choisi.