Une révélation claire.

Pour bien commencer ce journal de bord, autant parler de ce qui a mené vers ce choix de formation. Sans trop de formalités, je vais entrer dans le vif du sujet, cela fait trop longtemps que j’ai envie de l’écrire que je ne vais pas m’étendre en introduction.

Des années de recherche de Soi

J’en ai déjà parlé dans l’article concernant ma décision de me lancer dans le Coaching, j’ai passé de nombreuses années à chercher ce qui me correspond vraiment. J’ai trouvé une bonne partie de qui je suis dans ce métier et je ne regrette absolument pas ce choix. Ce n’est pas parce que j’en doute, ou que je ressens un potentiel syndrome de l’imposteur, que j’ai ressenti ce besoin d’ajouter une nouvelle formation à mon panel.

Mon travail au collège pendant l’année scolaire 2023/2024, et la vie que j’ai passée en habitant à Argy, m’ont un peu secoué. Même si je me sentais bien de travailler en tant que coach, je ne me sentais pas totalement complète. Au collège, je côtoyais des gens avec des diplômes de type licence, et d’autres qui s’engageaient dans des cursus avec une telle volonté, que je me suis un peu remise en question.  

Je sais qu’aucune formation n’égalera ce que je sais déjà concernant le Coaching. Pourtant, j’avais ce sentiment grignotant qui me soufflait que je pouvais en trouver une adaptée à moi, à qui je suis, qui compléterais mon coaching parfaitement. Ou, en tout cas, qui pourrait me permettre de vivre aussi, tout en continuant le coaching.

L’hiver a été rude, physiquement dans cette maison glaciale, et mentalement dans ces réflexions. J’ai revu toutes mes tentatives passées dans des formations que je finissais par lâcher très vite. Je voulais trouver ma vraie voie, le chemin qui m’est destiné depuis le début. Je ne voulais plus me lancer dans quelque chose qui ne me conviendrait pas et que je ne pourrais pas poursuivre. Je ne suis pas du genre à abandonner facilement, sauf quand je sais que cela ne me convient pas. Je n’aime pas me battre pour rien et, surtout, perdre du temps.

Je ne saurais dire combien d’heures à rien faire au collège ont été employées à y réfléchir, ni combien de soirées ont été occupées à regarder mes livres dans ma bibliothèque ou à me lister des métiers qui pourraient me correspondre, sans parvenir à mettre le doigt dessus. C’était comme d’être piqué par une épine dans la chaussette sans la trouver. J’avais la sensation que la réponse était , sous mes yeux, à m’attendre depuis toujours, mais incapable de la voir. Quel sentiment agaçant que celui-là !

Un déclic qui surgit tout à coup.

Un jour, alors que je discutais avec un ami, je lui parlais de la maison de mon personnage sur un petit jeu en ligne. J’admirais son atelier d’herboriste : les bouquets accrochés à sécher, les bocaux, les alambics, les pots partout et le coffre à herbes qui m’ont presque donné envie de vivre dans cette atmosphère. Je lui ai dit que j’aimerais bien avoir, un jour, une maison comme celle-ci, avec tout cet univers autour des plantes.

Il n’a fallu que quelques secondes pour que je me dise aussi que tous mes personnages joués sur les jeux en Rôle-play, étaient aussi herboristes. J’ai levé les yeux sur ma bibliothèque qui contient des livres, achetés ou offerts, par plaisir et curiosité, concernant les plantes et leurs bienfaits. J’y faisais mes recherches sur les plantes présentes en jeu pour que ses soins soient cohérents et je remplissais les inventaires des personnages avec toutes celles-ci. Dans mes romans, certains personnages ont aussi un lien très fort avec la nature. Je me servais aussi de mes cours de biologie et de physiopathologie (que j’adorais énormément à l’époque du lycée) pour décrire les soins comme il faut.

Quand j’étais petite, ma maman avait une maison avec un jardin. Elle y a fait pousser des roses et de la lavande, et sans doute d’autres choses que j’ai oublié. Nous avons donc grandit en apprenant à prendre soin de l’extérieur et nous fabriquions parfois même des « potions » aux pétales de rose. Sans les boire, bien sûr ! En tout cas, j’adorais avoir un jardin. C’est ce qui m’a le plus manqué dans tous les logements que j’ai eu depuis.

De réflexions en réflexions, j’ai eu le déclic tout à coup. C’était comme un souffle d’air, un poids qui disparaît des épaules et du ventre, une puissante vibration qui résonne de mes cheveux à mes orteils. Je devais trouver une formation en lien avec la nature, les plantes et la santé.

Dès que j’ai pris cette décision, je me suis sentie enfin en adéquation avec moi-même.

Maintenant, il faut trouver la bonne formation.

J’ai profité d’emmener mon pc portable au collège pour débuter mes recherches et ne plus me tourner les pouces. Cela me motivait tellement que j’avais besoin d’avancer vers un choix de formation très rapidement. D’autant que ça serait bien si je pouvais enchaîner le déménagement et ma formation dès septembre. Mon nouveau départ serait rempli de nouveautés et d’actions.

Le tri a été assez vite fait. Je ne me suis pas dirigée vers des études en fac, que ce soit pour Botaniste ou animateur nature. Cela me demanderait trop de mon temps et je me retrouverais enfermée dans un cursus qui serait bien trop large par rapport à ce que je vise vraiment. Je n’ai pas choisi non plus des études de naturopathe, qui ne me semble pas adéquat avec mes besoins et mes envies d’études. Très rapidement, j’ai su que ce qu’il me fallait comme formation : celle pour devenir herboriste (Herbaliste).

J’ai ensuite passé les semaines suivantes à chercher les écoles et à les comparer. J’ai fait un tableur excel, imprimé les documentations et j’ai réduit ainsi les options peu à peu. Autant vous dire que j’avais presque déjà choisi dès le début en voyant qu’il existait une école en Bretagne, mais je me devais de bien confirmer mon souhait en restant objective. Par chance, (ou destin, qui sait ?) l’école qui a eu mon approbation finale est bien celle de Bretagne. Autant vous dire que j’avais l’impression que tout se plaçait parfaitement bien, pour une fois.

Il ne me restait plus qu’à me lancer dans l’inscription. Une étape plus qu’importante qui me permettra de suivre ma voie enfin pleinement accomplie. Car même si cette formation n’est pas totalement diplômante aujourd’hui ; que je ne peux me prétendre « Herboriste » sans diplôme de pharmacienne ; je sais que les deux années de formation seront pleinement remplies et complètes. De plus, cette formation est en distanciel, cela me permettra de m’avancer sur mes projets à la maison tout en suivant les cours. C’est parfait, totalement idéal et bien calibré.

Je vous raconte cette étape dans le prochain article. Merci d’avoir lu jusqu’ici !

1 réflexion sur “Une révélation claire.”

  1. Très interessant de voir le cheminement, ça se lit super bien. On a l’impression de vivre les évènements avec vous. Bravo.

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