La paix de l’esprit et du cœur qui se traduit par une sensation constante de tranquillité. Les pensées partent toujours un peu dans tous les sens mais elles se classent beaucoup plus vite et il est plus simple de s’organiser dans les actes du quotidien.
Avant, le stress
Ce n’est qu’une fois que j’ai déménagé que j’ai compris à quel point je me sentais vraiment mal dans l’ancien logement, même les journées où je me pensais aller « bien ». Oh, ce n’était pas non plus horrible ou un enfer quotidien. Je parle surtout de ce sentiment ressenti ici, que je n’avais que très très rarement là-bas !
Ce sont des petites choses que je ne fais plus ou auxquelles je ne pense plus qui me font me rendre compte que cela me pesait beaucoup sur l’esprit. Un exemple tout bête : je ne stresse plus de laisser sortir mes chats dehors étant donné que je ne suis plus proche d’une route passante et avec des voisins qui les nourrissent à ma place.
À Argy, je dormais mal, je n’avais que très peu de sommeil profond par nuit. Je me levais épuisée avec l’impression de m’être réveillée plusieurs fois. Je me sentais souvent en mode automatique, imbriquée dans une routine sécurisante pour ne pas avoir l’impression de me faire emporter par une vague de problèmes impossibles à gérer.
Le besoin de routine ne date pas d’Argy. J’ai souvent recours à cette attitude lorsque je sens que je perds le contrôle de ce qui se passe dans ma vie. Je me renferme sur une routine pour mes repas, mon rangement de bureau, mon ménage… Ça sécurise. Lorsque je tombe dans cette prise de contrôle, je remarque que je me sens vraiment mal et qu’il est urgent de faire quelque chose pour en sortir.
J’avais également le sentiment de ne pas avoir l’énergie nécessaire pour gérer mon temps correctement et donc accorder des moments pour mes projets, j’en parle plus en détail dans l’article sur La Frustration.
Sur les derniers jours, je me suis aussi rendu compte que je ne supportais plus le bruit du passage beaucoup trop constant des voitures, camions ou tracteurs sur le côté de la maison. Je ne pouvais même pas ouvrir le velux dans la pièce dédiée à l’écriture sans subir ce bruit irrégulier. De plus, il y avait un trou autour d’une bouche d’égout sur la route, produisant forcément un son plus fort lorsque les remorques rebondissent au passage des roues dessus. Quand on ne se sent pas bien, le moindre détail prend des proportions démesurées.
J’ajoute au cocktail divers expériences qui m’ont retiré le sentiment de me sentir en sécurité chez moi, qui ont pesés sur mon esprit et ma santé au point que, même lorsque je ne les subissais plus, je sentais encore leur poids. Je me sentais emportée presque à longueur de journée par toutes les émotions dont j’ai déjà parlé dans les articles précédents.
Moi qui souhaitais à l’origine justement profiter de cette maison pour vivre mieux et avancer dans ma vie… Ces deux années passées là-bas ont juste ressemblé à certains passages peu agréables de ma vie avec quelques bouffées d’air lorsque je passais du bon temps avec mes proches ou pendant mes séances de coaching. J’ai pu avancer malgré tout et ce logement aura été une transition bénéfique par tout ce que j’y ai appris et trouvé vis-à-vis de moi-même.
Une bonne expérience est une expérience qui nous apporte une leçon.
Ouvrir les yeux
Une fois arrivée ici, j’ai ressenti tout ce poids disparaître petit à petit. Étant donné que je suis vraiment alerte sur mes ressentis, j’ai pu reconnaître chacun de ces poids et comprendre combien les petits riens peuvent peser lourd à force de s’accumuler.
Je dors mieux dès les premiers jours ici. Déjà, clairement, il faut dire que ça aide ! Je me sens moins épuisée et donc je pense un peu plus nettement. Je remarque les meilleures choses telles que le silence ici et la beauté de la nature qui m’entoure. C’est un cercle vertueux dans lequel je rentre, car comme je me sens mieux, je continue de mieux dormir. Je m’endors avec beaucoup moins de questionnements sur l’avenir ou de pensées négatives qui me stressaient au moment de sombrer.
Pour en arriver à mieux dormir dès le premier soir, je me suis forcée à savourer l’ampleur de tout ce que j’ai fait pour y arriver. L’épuisement m’a aidé un peu, je l’admets ! Nous étions arrivées après minuit et avions enchaînées dès le réveil sur le chargement du camion, le nettoyage de la maison et la route avant ça.
Étonnamment, je n’ai plus l’impression d’être dans un petit coin fermé et isolé quand je suis à mon bureau dans le salon. Je me trouve pourtant dans un salon plus petit et avec moins d’espace physique que celui d’Argy. C’est fou comme on se sent cloisonné, même physiquement, quand on se renferme mentalement pour fuir les soucis.
Je me sens bien, installée là, je respire et j’ai de la lumière.
Les petits tracas se sont résolus au fil des procédures entamées pour le déménagement. Par exemple, en faisant les procédures de demande de financement pour ma formation d’herbaliste, j’ai obtenu une réelle explication au refus qui m’avait beaucoup pesé et mise en colère. Contrairement à l’explication donnée et très mal formulée sur leur courrier type, ce n’était pas une question de « ne pas avoir fait assez d’efforts« . Je n’ai seulement pas choisi de me lancer dans ce qu’ils considèrent comme un « secteur en tension ». D’où le refus de chômage suite à ma démission et pour création d’entreprise et le refus ici de financement de formation. Cette raison-là, je l’accepte bien plus facilement et je sais qu’il n’y a donc aucun jugement par qui que ce soit, ce sont juste des critères dans lesquels je ne rentre pas. Tant pis.
Le déménagement s’est mieux déroulé par la suite, car j’ai pris les choses une par une et j’ai fourni des efforts à la hauteur de mes capacités. Je dois dire que je me suis étonnée moi-même sur la limite de ces capacités justement.
Une réelle fierté de m’en rendre compte !
Profiter pleinement des journées
Demain, ça fera un mois jour pour jour que nous avons reçu les clés de cette maison et je trouve que c’est un beau clin d’œil d’écrire cet article et de le publier dans la nouvelle catégorie « ça va mieux aujourd’hui ».
Je me sens paisible, détendue et toutes les démarches administratives sont réglées, que ce soit pour la maison ou l’auto-entreprise. Je me réveille en toute tranquillité avec les câlins des chats et ils aiment beaucoup sortir dans le jardin. La grande revient bien plus souvent qu’elle ne le faisait à Argy. On dit qu’ils ressentent les émotions, elle devait elle aussi se sentir plus à l’aise dehors que dans la maison… Je ne peux pas l’en blâmer. Le petit dort sur le canapé, il ne le faisait pas avant, ils prennent leurs aises partout et franchement, ça m’apaise aussi de les voir être aussi bien !
J’admire chaque jour le jardin et les arbres qui l’entourent, savourant le chant des oiseaux et le son du vent qui joue dans les branches. On en prend soin et il deviendra de plus en plus magnifique au fur et à mesure des mois à venir. Je m’y suis même installée quelques fois pour écrire et on y a regardé les étoiles filantes la nuit du samedi 10 août. Magnifique spectacle, j’ai partagé quelques photos sur mon discord.
J’apprécie les dispositions des meubles et de la déco qu’on installe petit à petit. Les pièces sont bien disposées et installées. On aère tous les jours et l’air de la Bretagne nous berce dans son cocon de bien-être. J’ai hâte de découvrir toutes les saisons ici et de profiter de chaque instant.
Les journées sont bien plus faciles à vivre en plus depuis que je partage les tâches avec ma coloc. On s’est super bien retrouvées depuis notre séparation pour aller vivre nos expériences chacune de notre côté en 2021. Je me sens chez moi comme elle se sent chez elle, on se sent chacune à l’aise et on partage des moments de vie agréables dans la bonne humeur générale. Sa présence me sort de l’isolement que j’avais quotidiennement en vivant seule et on se pousse mutuellement en avant dans nos projets. Quand tu liras ceci, merci !
Merci aussi à mes proches (famille et amis) qui m’ont soutenu et qui m’ont aidé à ne pas sombrer trop profondément. Grâce à ça, j’ai eu la force de me lancer dans les démarches pour en arriver ici. Croire en moi, c’est plus facile, car je vois votre confiance et je sais qu’elle n’est pas là pour de mauvaises raisons.
Cet apaisement est une force tranquille qui s’installe dans mon corps. Je me sens puissante, inspirée, tranquille et en paix pour avancer sereinement. L’avenir se construit avec le cadeau qu’on appelle aussi Présent.
Je vous souhaite de le ressentir aussi, et si ce n’est pas encore le cas, de parvenir au moment où il viendra s’installer dans votre esprit.
Savourez-le, chérissez-le et partagez-le avec ceux qui vous souhaitent le meilleur.
Ça va mieux aujourd’hui et ça ira encore mieux demain.
